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Alexia Dubié, ex-basketteuse pro : Ce n'est pas parce qu'on est sportive que la grossesse va bien se passer

Alexia Dubié, ancienne basketteuse professionnelle de 36 ans, s'apprête à participer à une course inspirée du Hyrox huit mois seulement après son accouchement. Un retour au sport impressionnant… qui cache une réalité bien différente de ce qu'elle imaginait : être une athlète de haut niveau ne garantit pas une grossesse facile. Son témoignage brise un mythe tenace dans le monde du sport.

Un retour au fitness huit mois après l'accouchement

Huit mois après avoir donné naissance à son fils, Alexia Dubié se lance dans un défi de taille. Elle participe à une compétition de fitness inspirée du Hyrox, ce format exigeant qui combine course à pied et huit stations d'exercices fonctionnels : rameur, SkiErg, poussée de traîneau, fentes avec sac de sable, et autres épreuves qui sollicitent tout le corps.

Pour une jeune mère, ce type de défi est déjà impressionnant. Pour une ancienne athlète professionnelle, c'est une démonstration de résilience. Mais derrière cette reprise rapide se cache un parcours de maternité bien plus complexe qu'elle ne l'avait anticipé.

Le format Hyrox demande une condition physique globale : endurance cardiovasculaire pour les 8 km de course entrecoupés, force pour les stations, récupération rapide entre chaque effort. C'est exactement le type de challenge qui parle aux anciennes sportives de haut niveau.

Le mythe de la sportive et la grossesse facile

Alexia Dubié le dit clairement : être sportive ne garantit pas une grossesse sereine. Ce mythe persiste pourtant dans l'imaginaire collectif et dans le monde du sport. On suppose qu'un corps entraîné, habitué aux efforts intenses, traversera la grossesse et l'accouchement sans difficulté majeure.

La réalité est tout autre.

Son témoignage vient déconstruire cette idée reçue. Une athlète de haut niveau possède certes une capacité cardiovasculaire supérieure, une musculature développée, une connaissance fine de son corps. Mais la grossesse bouleverse tous ces repères. Les changements hormonaux, la prise de poids, les modifications posturales, les éventuelles complications médicales ne font aucune distinction entre une basketteuse professionnelle et une femme sédentaire.

Ce discours est important. Il évite de créer des attentes irréalistes chez les femmes sportives qui s'apprêtent à devenir mères. Il déculpabilise aussi celles qui vivent mal leur grossesse alors qu'elles pensaient que leur condition physique les protégerait.

Du basket professionnel à la maternité : un parcours d'athlète

Son passé de basketteuse professionnelle

Avant la maternité, Alexia Dubié évoluait dans le monde exigeant du basket professionnel. Entraînements quotidiens, matchs, préparation physique poussée, nutrition contrôlée. Son corps était affûté, conditionné pour la performance. Elle connaissait ses limites, savait identifier les signaux de fatigue, gérait la récupération avec précision.

Ce niveau de préparation crée un rapport particulier au corps. Une confiance aussi. Quand on a passé des années à repousser ses limites physiques, on peut légitimement penser qu'on saura gérer les défis de la grossesse.

La transition vers la maternité

Puis vient la grossesse. Et avec elle, un corps qui échappe au contrôle habituel.

Pour une athlète, c'est déstabilisant. Les repères changent. Les capacités diminuent. Le ventre s'arrondit, modifie l'équilibre, complique les mouvements autrefois fluides. La fatigue s'installe différemment. Le souffle se raccourcit. Les articulations se relâchent sous l'effet de la relaxine, cette hormone qui prépare le bassin à l'accouchement mais fragilise aussi les ligaments.

Alexia Dubié a dû accepter que son corps d'athlète ne lui offrait aucune immunité face aux complications potentielles de la grossesse. Cette acceptation fait partie du parcours.

La reprise sportive post-partum : un processus progressif

Huit mois pour revenir à un niveau permettant de participer à une compétition inspirée du Hyrox, c'est rapide. Mais ce n'est pas magique. C'est le résultat d'une reconstruction méthodique.

Les premières semaines après l'accouchement imposent le repos. Le périnée a besoin de récupérer, les muscles abdominaux de se reconnecter après la distension. La rééducation périnéale est une étape non négociable, même pour une ancienne athlète. Sauter cette phase expose à des problèmes à long terme : incontinence, descente d'organes, douleurs lombaires.

Ensuite vient la reprise progressive. Marche, exercices de respiration, renforcement du plancher pelvien, puis réintroduction douce du cardio et de la charge. Pour une femme comme Alexia, le défi est autant mental que physique : accepter de recommencer au niveau zéro, alors qu'elle a été au sommet de ses capacités.

Le format de la course qu'elle s'apprête à relever combine justement tout ce qui doit être reconstruit après une grossesse : l'endurance cardiovasculaire, la force fonctionnelle, la stabilité du tronc, la coordination. C'est un test global de la récupération post-partum.

Un message aux futures et jeunes mamans sportives

Déconstruire la pression sociale

Le monde du sport véhicule une injonction implicite : rebondir vite après l'accouchement. Les images de sportives professionnelles qui retrouvent leur silhouette et leurs performances en quelques semaines alimentent cette pression. Ces exemples, bien que réels, représentent des exceptions, pas la norme.

Alexia Dubié apporte un contre-discours. Son message n'est pas